📚 Festival du Livre de Paris 2026

Dans trois jours, je serai au Grand Palais avec mon objectif

📅 14 avril 2026 ✎ Brice Anxionnaz 🕐 6 min de lecture 📷 Avant-événement

Du vendredi 17 au dimanche 19 avril 2026, j’aurai mon accréditation presse en poche au Festival du Livre de Paris sous la verrière du Grand Palais. C’est un rendez-vous qui compte : pas de tapis rouge, pas de mise en scène — juste des auteurs face à leurs lecteurs, et moi avec un 85 mm pour capturer ce moment rare. Voici les dix-huit personnalités que j’espère photographier.

Quelques personnalites que j’ai déjà eu le plaisir de photographier

Le Grand Palais, cadre idéal pour la photo de rencontre

Depuis son retour sous la verrière du Grand Palais, le Festival du Livre de Paris offre aux photographes un terrain exceptionnel. La lumière zénithale qui filtre à travers les vitraux est douce, naturelle, modulable selon l’heure : froide et directe le matin, dorée et oblique l’après-midi. Cette année, plus de 1 200 auteurs et 450 maisons d’édition sont réunis sous cette coupole pour l’édition placée sous le thème du voyage.

Je partirai avec un 85 mm comme objectif principal — discret, rapide, capable de créer ce flou d’arrière-plan qui isole un visage du mouvement des allées. Ce type d’événement récompense la patience : personne n’est là pour être photographié. Les auteurs sont concentrés sur leurs lecteurs. Et c’est précisément pour ça que les images y sont vraies.

Festival du Livre de Paris 2026 — Grand Palais, 3, avenue du Général-Eisenhower, 75008 Paris
Vendredi 17 avril : 8h30–23h (Nocturne Culinaire)
Samedi 18 avril : 9h–20h — Dimanche 19 avril : 9h–19h
Métro : Franklin D. Roosevelt (lignes 1 & 9)

Dix-huit personnalités dans le viseur

Une accréditation, c’est un accès facilité, pas un pass magique. Il faut anticiper les horaires, repérer les stands, être en position avant la queue. Voici les personnalités en tête de ma liste — un mélange d’écrivains de premier plan, de figures venues de la scène ou de l’écran, et d’une autrice dont la présence dit quelque chose d’important sur notre époque.

Les écrivains

Amélie Nothomb est, à elle seule, un sujet photographique. Son chapeau noir, son regard qui ne cille pas, la concentration totale qu’elle offre à chaque lecteur lors de sessions de dédicace qui durent des heures — elle signe pour tout le monde, sans exception. Bernard Werber incarne une fidélité multigénérationnelle rare : photographier ses lecteurs devant lui dit autant que le photographier lui-même.

Étienne Klein attire un public qui veut débattre plus que signer : les visages qui écoutent un physicien-philosophe sont souvent plus riches que le physicien lui-même. Jul, auteur de Silex and the City et invité de la section bande dessinée à l’honneur cette année, dessine en direct pendant ses dédicaces — c’est de la photographie en mouvement. Matthieu Delormeau, venu de la télévision, intéresse par le contraste entre un public littéraire classique et une personnalité médiatique.

Des présences qui dépassent le livre

Gisèle Pélicot est sans doute la venue la plus chargée symboliquement de cette édition. Après le procès qui a marqué la France et son choix courageux de tout rendre public, son livre est un acte. La photographier au Festival du Livre, c’est documenter un moment historique : celui où une femme, après avoir incarné la résilience pour des millions de personnes, se présente face à ses lecteurs. Éric Dupont-Moretti, avocat pénaliste et ancien garde des Sceaux, apporte une énergie radicalement différente : sa façon d’occuper l’espace contraste toujours avec l’atmosphère feutrée des dédicaces.

Comédiens, animateurs, humoristes

Sophie Marceau sans tapis rouge, sans équipe de presse, juste face à ses lecteurs : c’est la situation idéale pour un portrait vrai. Pierre Arditi qui s’arrête pour vraiment écouter ce qu’un lecteur lui dit avant de répondre, c’est une image qui vaut un discours. Jamy Gourmaud déclenchera les sourires les plus spontanés des allées : il y a quelque chose de beau à photographier le moment où un adulte croise quelqu’un qui a bercé son enfance.

Antoine de Caunes, l’élégance rock teintée d’ironie ; Jonathan Lambert, l’humour de scène transposé dans un contexte littéraire ; Nora Hamzawi et Augustin Trapenard, deux façons contemporaines d’être à la fois dans la langue et dans le spectacle. Brigitte Lecordier, dont la voix a marqué des générations, créera ses propres moments d’émotion dans les files. Michel Hazanavicius, réalisateur de The Artist, a une conscience visuelle qui rend la confrontation à l’objectif toujours intéressante. Louise Bourgoin et Emma Paris complètent ce panel en incarnant deux écritures venues d’horizons très différents.

Amélie Nothomb
Romancière
Bernard Werber
Romancier
Matthieu Delormeau
Auteur
Éric Dupont-Moretti
Avocat & auteur
Jul
Auteur BD
Gisèle Pélicot
Autrice
Étienne Klein
Physicien & auteur
Emma Paris
Autrice & influenceuse
Jamy
Animateur & auteur
Jonathan Lambert
Comédien & auteur
Antoine de Caunes
Journaliste & auteur
Sophie Marceau
Actrice & romancière
Nora Hamzawi
Humoriste & autrice
Brigitte Lecordier
Comédienne & autrice
Pierre Arditi
Comédien & auteur
Augustin Trapenard
Journaliste & auteur
Michel Hazanavicius
Réalisateur & auteur
Louise Bourgoin
Actrice & autrice

Mon programme sur les trois jours (présent samedi et dimanche)

Samedi 18 avril : le jour de pointe. Le plus grand nombre de dédicaces, l’atmosphère la plus chargée. Je privilégierai les séances de milieu de journée quand les files sont formées et les auteurs installés dans leur rythme.

Dimanche 19 avril : la lumière de fin d’après-midi sous la verrière est souvent la plus belle du week-end — dorée, oblique, qui sculpe les visages autrement. C’est aussi le jour des derniers regards, des dernières poignées de main entre auteurs et éditeurs. Une certaine mélancolie douce s’installe en fin de festival — et celle-là, j’essaierai de la capturer.

Les galeries seront en ligne dès le samedi 18 avril

Comme pour Cannes ou la Fashion Week, les premières photos du Festival du Livre de Paris 2026 arriveront sur Objectif Festival dès le Samedi 18 avril. Les galeries seront organisées par personnalité, avec leurs droits d’utilisation éditoriale disponibles directement sur le site.

Ce que j’aime dans le Festival du Livre : il rétablit une égalité rare. Dans la file de dédicace, l’auteur le plus lu du monde et le lecteur le plus anonyme sont séparés par une simple table et un stylo. C’est cette humanité-là que je vais chercher, du 17 au 19 avril, sous la lumière du Grand Palais.

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