[CRITIQUE] BUMBLEBEE

 

TITRE : Bumblebee
DATE DE SORTIE : 26 / 12 / 2018
RÉALISÉ PAR : Travis Knight

CASTING : Hailee Steinfeld, John Cena, John Ortiz, Jorge Lendeborg Jr.

 

1987. Alors qu’il est en fuite, l’Autobot Bumblebee trouve refuge dans la décharge d’une petite ville balnéaire de Californie. Il est découvert, brisé et couvert de blessures de guerre, par Charlie, une ado qui approche de ses 18 ans et cherche sa place dans le monde. Et quand elle le met en marche, elle se rend vite compte qu’il ne s’agit pas d’une voiture jaune ordinaire.

 

La saga Transformers a définitivement perdu de sa superbe ces dernières années. En effet, les films aussi abrutissants que réjouissants du sale gosse Michael Bay ont semble-t-il eu raison, pour de bon, des neurones des spectateurs, ces derniers préférant bouder le dernier opus au vu de son score moyen au Box-Office.

Mais voilà, la Paramount était bien embêté et avait déjà lancé le projet du spin-off Bumblebee. Alors que Bay est allé conter fleurette avec Ryan Reynolds du côté de Netflix, la production a alors misé ses jetons sur Travis Knight. Ce dernier, peu connu du grand public, a surtout œuvré dans l’animation, nous offrant l’excellent Kubo en 2016. Curieux choix au premier abord, mais annonçant un véritable changement d’orientation du côté des studios.

Exit la dizaine de robots à l’écran, Bumblebee jouera le strict minimum au niveau de son bestiaire : trois robots majeurs et basta. En effet, mis à part une très belle intro sur Cybertron (et quelques flashbacks çà et là), ne vous attendez pas à voir Optimus Prime et la kyrielle d’autres Autobots et Decepticons occuper l’écran outre mesure.

Tout tend à l’épure dans ce film, où l’action et l’humour pipi caca se veulent moins présents et les personnages plus mis en avant. Si la structure générale n’est pas sans rappeler certains films comme E.T mais surtout le merveilleux Géant de fer, les protagonistes seront suffisamment attachants pour qu’on fasse abstraction de cette histoire déjà vu ailleurs. À ce titre, la jeune Hailee Steinfeld ( True Grit, Edge of Seventeen) nous montre encore tout l’étendue de son talent tandis que le catcheur John Cena incarne plutôt bien le gros soldat macho et couillard mais pas si méchant que ça.

Comme dit plus haut, le film sera bien moins pétaradant que les précédentes moutures, mais Knight fera quand même preuve d’une mise en scène soignée et efficace lors de ses scènes d’action. Là où un Bay privilégiera assez souvent le plan signature et iconique au détriment d’un montage cohérent, le réalisateur de Bumblebee usera de sa caméra de manière plus réfléchi, nous faisant profiter des affrontements de façon plus posé.

D’aucuns avaient peur que le film, se déroulant dans les années 80, ne devienne qu’une usine à références de cette décennie. Si l’on n’y échappe bien sûr pas (au travers notamment du design des robots renvoyant à la période originelle, ou G1, de la gamme de jouets), le tout reste heureusement relativement subtil. On pourra même y déceler une utilisation assez fine et touchante d’un tube des Simple Minds, au-delà du simple coup de coude visant le mélomane nostalgique.

Bien moins spectaculaire mais aussi bien plus touchant et humain que les précédents Transformers, Bumblebee est un agréable petit film  qui se savourera sans trop de problèmes en solo ou en famille.

 

Note : 4,5/6

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