[CRITIQUE] AQUAMAN

TITRE : Aquaman
DATE DE SORTIE : 19 / 12 / 2018
RÉALISÉ PAR : James Wan

CASTING : Jason Momoa, Amber Heard, Dolph Lundgren, Willem Dafoe, Nicole Kidman, Temuera Morrison

Les origines d’un héros malgré lui, dont le destin est d’unir deux mondes opposés, la terre et la mer. Cette histoire épique est celle d’un homme ordinaire destiné à devenir le roi des Sept Mers.

Le temps n’était pas au beau fixe pour les productions DC ces derniers temps. En effet, tentant vainement de rattraper Marvel dans la course au Box-Office, la maison de Batman and co s’est pris quelques beaux gadins. Incapable d’assumer certains parti pris et interférant de manière régulière sur les tournages, les échecs artistiques s’accumulaient de manière alarmante, jusqu’à ce qu’un Wonder Woman ne revienne redresser la barre (au niveau financer du moins ).

Au tour désormais de James Wan de venir sauver un navire qui commençait à prendre sérieusement l’eau, en s’attaquant à un personnage relativement mineur du roaster de DC.

Après une première apparition dans le très anecdotique Justice League de Zack Snyder / Joss Whedon, Aquaman peut enfin s’en s’amuser  pendant 2h30, pour le meilleur et pour le pire.

En effet, en pleine possession de ses moyens (et doté d’un budget très confortable), le réalisateur de Saw et Furious 7 s’en donne à cœur joie, quitte à en faire trop et à noyer le spectateur dans un maelstrom d’images et d’idées oscillant entre le spectaculaire et le ridicule.

La direction artistique fait la plupart du temps froid dans le dos quand ce ne sont pas certains costumes qui vous feront hésiter entre fous-rire et consternation.La musique est quant à elle un vrai kamoulox où s’entrecroisent envolées lyriques, nappes de synthé échappées de Tron et reprises moisies tout juste bon à finir sur NRJ 12.

Et pourtant, on arrive à s’amuser devant ce gloubi-boulga, grâce à un Jason Momoa et une Amber Heard investis et une brochette d’acteurs y croyant très fort. On ne dira pas la même chose cependant de Nicole Kidman, qui semble se demander comment elle a atterri sur ce projet.

Si James Wan n’est pas un grand chef, il arrive quand même à nous mitonner quelques passages plutôt sympathiques, entre une virée cauchemardesque dans une fosse aquatique et un climax absolument pas subtil mais suffisamment spectaculaire et énergique pour justifier l’achat du billet. Si on rajoute à cela un gros monstre doublé par Julie « Mary Poppins »  Andrews en personne, on se retrouve devant une œuvre qui a au moins le mérite de ne pas laisser indifférent ( et qui devrait gagner ses lettres de noblesse dans un salon, avec la boisson de votre choix et une cohorte d’amis enthousiastes)

Après des années de galère, DC semble enfin avoir trouvé une formule gagnante et même si le chemin est encore loin avant de rejoindre le mastodonte Disney, l’espoir est désormais de mise.

Note : 3/6

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